Brief logo : comment bien préparer la création de votre logo

Brief logo : comment bien préparer la création de votre logo

Activité, clients, supports, goûts, budget : voici ce qu’il faut réunir dans un brief pour que la création de votre logo parte sur de bonnes bases.

Vous avez décidé de faire créer votre logo, et l’on vous demande aussitôt : « Vous avez un brief ? » Pas de panique. Un brief logo n’est ni un cahier des charges de cinquante pages ni un exercice réservé aux grandes marques : c’est simplement ce que votre graphiste doit savoir sur vous pour dessiner juste. Voici comment le préparer, que vous soyez artisan, commerçant, responsable d’une association ou organisateur d’un événement.

À quoi sert un brief de logo ?

Un logo ne se choisit pas comme une couleur de peinture. Il doit dire quelque chose de votre activité, parler à vos clients et rester lisible partout où il apparaîtra. Sans informations de départ, le graphiste avance à l’aveugle : il propose des pistes au hasard, vous répondez « ce n’est pas tout à fait ça », et les allers-retours s’accumulent.

Le brief évite ce scénario. Il met par écrit ce que vous attendez, et ce texte sert de repère à tout le monde pendant le projet. Au moment de choisir entre deux propositions, la question n’est plus « laquelle je préfère ? » mais « laquelle répond le mieux à ce que nous avions défini ? ». C’est bien plus simple à trancher, surtout quand plusieurs personnes donnent leur avis.

Présentez votre activité et vos clients

Commencez par l’essentiel, avec vos mots de tous les jours. Inutile de soigner le style : quelques lignes suffisent si elles répondent à ces questions.

  • Que faites-vous exactement, et depuis quand ?
  • Où travaillez-vous : un quartier de Marseille, le pays d’Aix, toute la région ?
  • Qui sont vos clients : des particuliers, des entreprises, des familles, des adhérents ?
  • Pourquoi vous choisissent-ils plutôt qu’un autre ?
  • Quels sont les trois mots que vous aimeriez entendre quand on parle de vous ?

Ce dernier point compte plus qu’il n’y paraît. Un plombier qui veut inspirer « rapide, fiable, proche » n’aura pas le même logo qu’un ébéniste qui vise « sur mesure, durable, haut de gamme ». Pour la Méthode Crescendo, une psychopédagogue qui reçoit à Marseille et à Allauch, tout partait des parents qui cherchent une solution pour leur enfant : le projet devait d’abord les rassurer.

Listez tous les endroits où votre logo va vivre

C’est une étape que l’on oublie facilement, et pourtant elle change le travail du graphiste. Un logo pensé uniquement pour un site web peut devenir illisible une fois brodé sur un polo ou réduit sur un tampon.

Faites le tour de vos supports, ceux d’aujourd’hui et ceux que vous prévoyez :

  • l’enseigne, la vitrine, le véhicule ;
  • les cartes de visite, devis, factures et tampons ;
  • le site internet, la signature d’e-mail et les réseaux sociaux ;
  • les flyers, affiches, banderoles ou kakémonos ;
  • les vêtements de travail, les emballages, les étiquettes.

Cette liste aide aussi à savoir si un logo seul suffit ou s’il vous faut une charte graphique, c’est-à-dire les règles d’utilisation qui l’accompagnent : couleurs, typographie, marges à respecter, usages à éviter. Pour TOOBY Technology, un bureau d’études industriel, j’ai ainsi dessiné trois logos et réuni leurs règles dans une charte, avec des exemples d’application comme la carte de visite et la signature d’e-mail.

Montrez ce que vous aimez, et ce que vous n’aimez pas

Vous n’avez pas besoin du vocabulaire d’un designer : des exemples valent mieux qu’une longue description. Rassemblez quelques logos qui vous plaisent, dans votre métier ou ailleurs, et notez en une phrase ce qui vous attire. La simplicité, une couleur, une forme, un style d’écriture.

Faites la même chose avec ce que vous ne voulez surtout pas. « Pas de bleu, tous mes concurrents en ont » ou « rien qui fasse trop sérieux » sont des indications précieuses. Pensez aussi à signaler ce qui existe déjà : un ancien logo, une couleur que vos clients associent à vous, une enseigne que vous ne comptez pas refaire. Certains éléments méritent d’être conservés, et mieux vaut le savoir avant de commencer.

Enfin, regardez ce que font vos concurrents directs. Le but n’est pas de les imiter mais de vous en distinguer : dans une rue comme sur une page de résultats Google, votre logo doit se reconnaître au premier coup d’œil. Un salon de coiffure, par exemple, a tout intérêt à afficher son propre style ; c’est le parti pris de l’identité de Lubis Coiffure, dessinée en harmonie avec l’univers du salon.

Précisez le budget, le délai et qui décide

Parler d’argent dès le départ n’a rien d’impoli, au contraire. Une fourchette, même large, permet au graphiste de vous proposer une prestation adaptée : un logo seul, un logo avec ses déclinaisons, ou une identité complète avec charte graphique et supports imprimés.

Indiquez aussi votre échéance réelle. Une ouverture de boutique, un salon professionnel, une assemblée générale ou une commande chez l’imprimeur imposent une date, et il faut compter le temps des échanges et des corrections avant celle-ci.

Dernier point, souvent décisif : qui valide ? Si vous décidez seul, dites-le. Si un associé, le bureau de votre association ou votre conjoint a son mot à dire, associez-le dès le brief plutôt qu’à la fin. Un avis qui arrive au moment de la validation finale peut remettre en cause tout le travail déjà fait.

Un brief imparfait vaut mieux que pas de brief

Ne cherchez pas à tout savoir avant de prendre contact. Une page de notes, quelques exemples et la liste de vos supports suffisent largement pour démarrer : le reste se précise en discutant. Les questions que vous vous posez encore font d’ailleurs partie du brief.

Vous avez un projet de logo à Marseille, à Aix-en-Provence ou dans les environs ? Écrivez-moi via le formulaire de contact avec ces quelques éléments, même en vrac. Je vous dirai ce qu’il me manque et comment nous pouvons avancer ensemble.